mardi 29 juin 2010

le M, et le N

m
n

Mémoires. O Combien! Combien y-en a-t-il! D’un âne, les meilleures, celles d’une jeune fille rangée, ensuite celles d'un vieux con, de Topor. Sinon, les pompeuses comme «Mémoires pour servir à l'histoire du siécle».

Moi: une phrase parisienne: "Mais, assez parlé de moi...Qu'est-ce que vous avez pensé de mon livre?". Le moi est tarissable.
Mon: Encore des titres: Mon premier livre de lecture, Mon livre de ..., Le Livre de mon..., etc.

Naufrages: J'aime sauver les bouquins...



Nouvelles: à mes débuts en langues étrangères (anglais, espagnol), je lisais surtout des recueils de nouvelles. Et puis c’est devenu un goût. Voir Ordre. Problème: en espagnol, novela c'est roman, en anglais novel, tandis que la nouvelle c'est respectivement short story et cuento (approximation); il y a aussi novellette, un petit roman...


Nom: Comme les nobles autrefois (le Duc de…) ils n’ont pas de nom, mais un titre, le roi Louis XVI s’appelait Louis Capet! Ils ne sont connus que par leur titre et le portent sur le dos, comme les nobles, sur la livrée de chaque page. Leur nom est encore plus secret que ceux des rois: comme dirait Lewis Caroll: comment s’appelle le nom du titre de ton livre?
Quelques titres en N: Nana, Normandie-Niemen, Numance, Norma, Nekrasov... pourquoi tant de «N»?

Numérique: Ici, je parlerai des livres électroniques et des éditions sur le réseau internet, de leur matérialité ou non, de la conservation et destructions des mêmes...Alors on passe au mot "digital" hérité de l'anglais, plus mérité que jamais puisque la lecture sur les écrans sollicite encore plus les doigts.

dimanche 13 juin 2010

Le O




O : Histoire d’O, La Marquise d’O, x… de la O.
Odeur: tout neuf il sent bon, pour moi. Sieste sur la plage, sur un hamac ou un divan confortable; le livre ouvert protège mon visage du soleil ou des regards curieux, le pli sur l’arête du nez, une narine pour la page impaire, l’autre du côté pair, dans les feuilles, je respire, je sniffe l'odeur de la reliure, l'odeur du papier ou de la colle, de l'encre, et peut-être aussi le style de l'auteur, voire de l'histoire ...
Ordre: Le livre, c'est un certain ordre de pages, un monde ordonné d'une certaine façon, les pages sont donc numérotées... Et justement, quand je lis un recueil de nouvelles (à une époque, je lisais beaucoup de nouvelles policières ou de SF, traduites ou non de l'anglais) je choisis dans la table des matières celle qui est la plus courte; si je suis dans le métro ou le train, ou parce que je dispose d'une façon ou d'une autre d'un temps limité: C'est aussi pour deux autres raisons: me faire une idée rapide de l'auteur, et pour terminer relativement vite - quand j'avais des difficultés avec la langue. J'aime aussi dans les nouvelles très-très courtes la présence inévitable, soit d'un choc un peu théâtral, d’une chute, soit de l'humour.
Orthographe : On n’en parle qu’à propos d’erreurs ou de réforme. Aller, je vai ecrrire avec une fote, un erreure…. Partout il y en a, et pas toujours des coquilles, ce n’est pas grave si ça ne compromet pas la lecture, et en particulier si on ne les voit pas –nobody’s perfect !
: Ou est-ce qu'on lit? A table, sur le tapis, dans les toilettes oh oui, à l’école, (sous la douche non, malgré le titre de Cami), dans la baignoire, - souvent essayé mais en réalité ça ne me plaît pas de mouiller les pages avec mes doigts et de devoir éviter d'éclabousser -. On lit en voiture, mais j'ai tendance à avoir le mal de la route; avion, autocar oui, autobus : plus dur ( il faut se tenir à la barre d'une main), métro oui, vélo non, car qui tient le guidon?... au ciné oui, au concert aussi, mais les lumières s'éteignent toujours au moment le plus intéressant de la consultation du programme, au lit bien sûr , à la maison ou à l'hôpital, et en dormant -comme en rêve L***, le livre sous l'oreiller et l'histoire infusant nos rêves. En faisant l’amour, non, seulement quelques sous-titres sur la télé. Et jusque dans mon cercueil je lirai, sans doute. Des vers, bien sûr.
Ouvrir: à livre ouvert, comme dans un livre je lis en toi. Fermez vos livres! Fermez vos manuels l'examen commence... Refermer le livre de la vie, l'histoire sans fin. Il y avait des livres avec des fermoirs, et il y a toujours des "journaux intimes" avec un petit cadenas... Couvertures qui claquent comme des portes: on entre par l'une, on sort par l'autre. Quand on ne finit pas le bouquin, peut-on dire qu'on ressort par la 2° de couverture?
Op.Cit : excellent détail, non seulement une référence mais le rappel d’une référence, ça c’est cultivé.

vendredi 4 juin 2010

Le P, le Q



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Page : Pour moi comme pour toi, il y a deux pages par feuille, l’une paire et l’autre impaire. Garder la page, c’est un petit problème qui admet une infinité de solutions, il suffit par exemple d’insérer un objet (plat, de préférence) ou de retenir le numéro de la page (68, comme mai 68, ou 111 comme la sonate de Beethoven), on peut aussi retourner le livre sur la table, ouvert –pas recommandé- à la page du moment, (si on ne le retourne pas, il va se refermer lentement, c’est fatal, du moins avec les reliures du type de livre que j’ai, car je lis très peu d’antiphonaires de 1m sur 60cm) ; mais il y a aussi le moment où l’on veut garder la page sans lâcher l’objet, pour se déplacer ou faire un autre mouvement, ne serait-ce qu’un instant : se lever pour allumer une lampe, tuer un moustique*, pour refermer une porte, sans abandonner le livre, avec ces livres qui n’ont pas ce petit ruban qu’on appelle ( ?)......., ça demande toujours les mêmes gestes ; dans mon cas je me lève en retenant la page de l’index, le pouce et le majeur pinçant la couverture sur ce doigt, et il ne me reste plus qu’à me servir de la main gauche pour faire ce que j’ai à faire. Si c’est trop délicat, exigeant force ou précision, je change de main.
* A propos de moustique, comment resister au plaisir sonore de tuer l’imprudent entre deux pages (Clac !) il sera éternisé –s’il n’était pas trop rempli de mon sang- entre ces deux pages fatales, comme une fleur sentimentale.
Le vent tourne -mal- les pages...

Pages qui se détachent. Pour les livres qui ne sont pas composés de cahiers. simplement collés et massicotés. Comment recoller une feuille, avec quelque espoir qu'elle dure un peu. L'odeur de la colle.

Papier : Après bien d’autres matières (Voit Support), vital pour ce qui nous occupe, d’origine toujours organique, à notre époque ! Le synthétique ne doit pas encore être rentable… Les écrans des e-books sont là et l’electronique (le papier electronique, oui) arrive! Voir "Numérique".
Patrie: "Je souffre d'un manque d'appartenance. J'envie les indiens qui sont accrochés à leur terre comme un minéral ou végétal. Moi, je suis de nulle part. Ma seule solution c'est d'écrire des livres, qui sont ma seule patrie". JMG. Le Clézio
Plaquette: Un Cercueil de poèmes. Partout dans le monde, l’édition de la poésie est en bonne santé sur le plan hématologique, elle ne manquera jamais de plaquettes.
Poser: Comment poser la chose. Un lutrin, un petit bricolage avec deux piles d'autres livres, quoi d'autre?
Positions: le Kamasoutra de la lecture est vaste: il y a même des meubles pour faire ça, tables, bureaux, lutrins, dispositifs pour lire au lit, comme pour ce prince d'Angleterre dont on a vendu à la Salle des Ventes Drouot la chaise bizarre qui permettait - quand monsieur était en de bonnes dispositions- l’exécution d’une figure complexe avec trois ou quatre femmes... À côté de mon lit, là où je ...lis, il y a en général –sinon on pose tout par terre, par de problème- un petit meuble à cet usage (je veux dire la lecture!) mais c'est une simple caisse ou une modeste table de nuit; quant au nombre de mes partenaires simultanés, il dépasse certainement celui d'Edouard - ou était-ce George? Pour ce qui est des positions, eh bien, au lit, ce n'est jamais parfait longtemps: sur le dos avec le livre sur la poitrine ou au dessus de la poitrine, selon le poids, au bout d'un moment, le sang abandonne les mains et les avant-bras. Sur le côté avec le livre dans une main, la tête reposant sur l'autre avant-bras, la crampe menace vite, on doit se tourner et la lumière change; sur le ventre avec le menton dans les mains, tourner les pages est un peu difficile, et le torticolis(s) est proche...
Sur la plage, où j'ai lu et lis beaucoup, il en est de même: sur le flanc gauche, appuyé sur le coude, et le menton reposant dans la paume. Problèmes: le livre est posé sur le sol ou plutôt la serviette de bain, la main droite tourne et maintient les pages; comme trouble-fête, il y a le vent et le sable, et les "fourmis" qui, au bout d'un certain temps agacent le coude gauche. Il faut se tourner, et ça recommence de l'autre côté où, de plus, le soleil frappe avec une force excessive ou bien découpe l'ombre de la tête.
Eh oui, lire assis devant une table, ça c'est sérieux et efficace, bien sûr; on se retrouve comme les lecteurs de la bibliothèque berlinoise du film Les Ailes du Désir, de Wenders, avec l'espérance d'avoir nous aussi un ange perché sur notre épaule.. Ce que je n'ai pas essayé (c’est comme en amour, il y a toujours un truc qu'on a pas encore essayé!) c'est le lutrin; je n'ai lu dans cette position que les cartes des restaurants ou certaines explications muséographiques. On se sent un peu comme un moine copiste, un musicien, ou comme l'orateur qui, appuyé sur son pupitre, va entamer un long et vigoureux discours. Enfin, on doit se fatiguer aussi d'être debout trop longtemps.
Préface: bien sûr, écrire une préface c'est souvent choisir les lunettes du lecteur. Or nous n'avons pas tous la même myopie. Une point en leur faveur : ce sont des pièces de lecture en plus, gracieusement fournies par l'édition. Et il y a celles qui sont presque meilleures que le livre, ou plus longues. Je me souviens de celle d'Aden-Arabie, par Sartre.
Prêt: bibliothèque de prêts. C'est moi dès l'âge de 11 ou 12 ans qui allait pour ma grand-mère échanger contre paiement d'un ou deux dirhams les "Série Noire" et les "Masque" à couverture jaune, dans le petit kiosque devant la Banque du Maroc, ou bien devant la gare. Je ne les feuilletais même pas à l'époque - j'avais mes lectures - c'est plus tard (ah, si j’avais su !) que j'ai collectionné les Série Noire cartonnés, et j'ai eu le temps d'en parler avec elle: ma grand-mère appréciait l'énergie et la rudesse de ces polars, tout en savourant comme il le fallait les Harlequins qui lui tombaient sous la main et les grands romans résumés par Sélection du Readers Digest...
Dicton méchant entendu au Mexique : Celui qui prête un livre est idiot, celui qui le rend est un double idiot. On peut ne pas être d’accord.
Prix 1: Les livres sont des récompenses, des Prix. Ayant été un bon petit élève j'ai eu droit, comme prix de fin d'année, à un certain nombre de livres offerts par l'école ou le lycée (un Ronsard, une histoire de l'Angleterre par Maurois, un livre sur l'histoire de la terre, etc.). Je ne les ai pas tous lus avant de les égarer. Aujourd'hui, 40 ans plus tard, mon beau-frère mexicain me cède ce même livre (Le Maurois, traduit en espagnol, illustré et cartonné..) pour laisser de la place dans sa bibliothèque; il l'a déposé devant ma porte comme un enfant qu'on abandonne... Un autre prix que j'avais gagné - grâce à un dessin- c'est "Les Cigares du Pharaon", l'aventure de Tintin ... J'avais envoyé à Radio Maroc une grande gouache noire et argent représentant la surface lunaire, inspirée de "On a marché sur la lune", bien sûr...
Prix 2: Le prix du livre, le prix de vente, un sujet vaste, j'ai encore vu l'autre jour une longue lettre de Diderot là-dessus, et cette question doit remonter à bien avant Gutenberg. Alors?... Un livre ne vaut rien, rien ne vaut un livre, dirait Malraux.
Le prix d'achat: Toutes les campagnes de promotion de la lecture ne pourront rien contre cette réalité: moi-même qui les adore n'achète presque plus de livres neufs...
Et il faudrait parler d’Internet, des bibliothèques en ligne, d’Amazon etc.
Prix 3.- des livres reçoivent des prix, aussi, Goncourt, Pulitzer. Cervantès, etc. et le Nobel c'est le mieux... Sauf que c'est pour l’Auteur, pour l'ensemble de son oeuvre.
Q : Je veux quelque chose pour la lettre « Q ».... Quand ? Que dire ? Quoi penser ? Qui consulter ? Il y a des livres de Q. Pour améliorer mon Q.I. Quid ? Que Sais-Je, voilà une collection ! Rêvons de tout savoir en ayant tous les volumes !